kathakmandapa

  Représentations, Stages, Cours

Le Kathak

Historique

 

Le Kathak est une danse classique provenant du nord de l'Inde. Le Kathak est né dans les temples hindous et son évolution a donné lieu à l’apparition de conteurs nomades qui propageaient les histoires philosophiques et mythologiques dans les villages au travers de chants et de danses. Ils étaient connus alors comme «kathakas», le mot kathaka signifiant en Sanskrit «conteur d’histoires».

 

Le Kathak a subi d’importantes modifications au cours des siècles mais son entrée dans les palais moghols transformera l’essence même de la danse. En effet, à la cour moghole où la religion prédominante était la religion musulmane, les danseurs de Kathak ne pouvaient plus raconter des histoires mythologiques hindoues et ont dû se tourner vers des aspects plus abstrait de la danse. De plus durant cette période le Kathak s’est vu affecté par les influences perses amenées par les Moghols. Les chakkara (pirouettes), par exemple, qui sont une importante base de la danse Kathak, proviennent des danses populaires perses.

 

Suite à ces changements et à l’introduction d’aspects plus abstraits, le Kathak est très vite apparu comme une source de divertissement plutôt qu’un moyen d'adoration, à la différence d’autres danses classiques de l’Inde qui sont liées au culte des dieux du panthéon hindou.

 

Sous le Raj britannique, la popularité de Kathak a fortement diminué, car il était perçu par la bonne société comme vulgaire et uniquement réservé aux courtisanes. En dépit de son déclin au 19ème siècle, il y a eu une forte augmentation des écoles de Kathak dans diverses régions du pays. Les Lucknow, Jaipur, Raigarh, Bénarès Gaharanas (écoles) se sont popularisées, chacune d'entre elle représentant un style distinctif de Kathak.

 

Après l'indépendance, le Kathak n’a plus été considéré comme une simple source de divertissement, mais est devenu un élément important de la culture et des traditions indiennes.

 

Caractéristiques

 

Contrairement à d'autres formes de danse classique indienne, le Kathak insiste davantage sur le travail des pieds. Un danseur doit contrôler les mouvements de ses pieds au rythme de la musique et les mouvements de la main ou mudra sont plus rares. De plus, dans le Kathak une large partie du répertoire peut être modifiée au fil du temps ou lors d’une représentation, car celui-ci n’est pas entièrement codifié et strictement figé. Un danseur de Kathak doit aussi être capable d’improviser des «dialogues» avec les musiciens plus connus sous le nom de jugalbandi.

 

De par son évolution au cours de l’histoire, le danseur de Kathak possède dans son répertoire des pièces dansées abstraites connues sous le nom de Nritta, tel que les tukra, paran, tarana, etc. et des morceaux narrant des contes mythologiques connus comme Nritya, tels que sont les bhajan,vandana, thumri, etc. Une représentation classique de Kathak variera entre ces deux aspects et donne au Kathak toute sa richesse.

 

Les instruments accompagnant un spectacle de Kathak le sitar, la tanpura, le tabla, le sarod, le santur, le bansuri, le pakhawaj. Il est d’usage de ne pas trouver plus de deux instruments dominant en même temps. A cette liste il ne faut pas oublier d’ajouter les ghungooroos (clochettes) que porte le danseur aux pieds et qui sont eux-mêmes considérés comme un autre instrument, et le vocaliste qui accompagnera le danseur dans les parties narratives. La musique jouée peut-être très lente ou au contraire extrêmement rapide selon la pièce que le danseur a décidé d’interpréter.